Cantal Airtour 2013

parapenteLe challenge est simple , réaliser le tour de ce massif, 60 km à vol d’oiseau, 3 jours avec ses pieds et son parapente.

Le Cantal est le plus vaste strato Volcans d’Europe (2500 Km2) culminant à 1855 m. Il est composé de reliefs herbeux et arrondis suite à une période de glaciation. On y trouve donc des vallées glaciaires (30 Kms de moyenne) partant en étoile autour du Puy Mary (1785 m).Pour cette édition 2013 on se retrouve donc au restaurant « le Schuss » au Lioran avec 22 participants au départ, dont 2 équipes de bi-placeurs.

Côté météo, c’est du beau qui est prévu pour les 3 jours avec une première journée un peu plus ventée.

Côté matériel, pour cette édition j’ai choisi de prendre une aile que je connais bien, une sigma 7. L’avantage c’est que ça vole plutôt bien mais l’inconvénient c’est que c’est lourd…6.5 kg tout de même, contre 4.5 kg environ pour les nouvelles ailes (lm5, diamir…) taillées pour ce genre d’aventure. Côté sellette mon choix s’est porté sur une Nervures  réversible avec airbag, pas très aérodynamique mais bien pratique lors des attéros rock n’ roll ! Manque plus qu’a rajouter: variogps flymaster, livetracker, casque, bâtons, gopro, barres, gore tex …et le tout pour la modique somme de 13.5 kg.

La course:

J1:  Après une brève montée en téléphérique, le départ est donné au sommet du Plomb du Cantal. Ça part vite, voir très vite, en mode trail…Zou! on suit la meute, on valide B1 au puy de Bâne, puis s’en suit une première charge de salers (race locale de vache avec cornes style guidon de « chopper » 🙁  premier saut de clôture réussi, juste avant piétinage massif par 50 bestioles du genre , ouf … serait ce le thème de la course? 1 heure plus loin je trouve un déco sympa qui devrait me déposer au pied de la prochaine montée en direction de B2. Le vent de secteur nord est est assez prononcé mais acceptable. 2 voiles atterrissent un peu plus bas dans la vallée. J’arrive a gagner 200 mètres dans un bout de thermique, puis c’est (déjà) le moment d’atterrir, avec une petite avance de 200 m de déniv sur les 2 concurrents plus bas. Je rejoins une route à 200m, elle me ménera 2 heures plus tard au sommet de B2 à l’élancèze. Une partie de l’organisation se trouve au sommet, j’en profite pour prendre deux trois conseils avant de décoller. Le vent est toujours là, mais ça monte en peu en dynamique, une centaine de mètres de gagné et une fléchette en direction de la vallée de Mandailles. Je repère un pré en pente un peu en retrait mais surtout pas trop sous le vent, qui lui, à une fâcheuse tendance a vouloir me voir marcher …La suite est beaucoup moins marrante, avec un bon shoot topo qui me fait perdre beaucoup de temps et m’oblige a monter 500 mètres droit dans les couloirs sous le sommet du puy de Chavaroche, ouch ça calme.

Peu avant B3 au Puy Violent, je suis rejoint par la patrouille composée de Lorène, David, Guillaume et Gaël. C’est dans une mer de nuages que l’on tourne B3 avec en prime un petit comité d’accueil: Nico et ses copines nous payent une canette de coca et du saucisson, le bonheur 🙂 Mais pas de temps a perdre, il est déjà tard. On décide avec Gaël de continuer notre route ensemble, quant à Lorène, David et guillaume, ils choisissent de disparaître dans le brouillard ! Qu’a cela ne tienne, on discute deux minutes avec Gaël et on décide de descendre à travers champs (forêt épaisse plutôt) en direction du village de Récusset. On active le mode « sanglier » et 2 heures plus tard on arrive enfin au village. Il est 20h30. Je profite de la dernière demi heure de course que j’ai devant moi pour monter en direction du col de Néronne. 21h: stop course, et pour aujourd’hui ca ira bien. Je me pose sous le col et profite du paysage en attendant mon super suiveur, Christophe 😉

 J2: Ce matin çà pique un peu, l’étape casse-pattes d’hier se ressent bien. Après une petite recco avec Christophe la la veille au soir, il me semble qu’il y a moyen de décoller au dessus du col vers un relais, et ainsi de s’épargner une longue descente vers le Falgoux et sur le bitume de surcroît. De plus ce petit vol me déposera sous la balise bonus d’Aulac. Nouveauté de cette édition 2013, une balise bonus (6 au total) c’est un crédit de 2 heures sur le chrono final. Retse plus qu’a calculer s’il faut plus de deux heures aller retour pour rallier la balise pour voir si c’est rentable… Le vent est faible et mon déco court (10 mètres avant la forêt). On soigne la préparation de la voile, et hop ça passe ! Direction la vallée. Ce petit vol à la fraîche est juste trop bon ! Atterrissage dans un parc à moutons 200 mètres au dessus du village de Vaulmier, c’est toujours ça de pris. Le temps de plier la voile et je suis rejoint par Gaël, qui apparemment a décollé du même endroit.

En moins de 1 h le gps sonne pour nous signaler que la balise bonus d’Aulac est validée. On rejoint le col d’Aulac où la petite femme de Gaël nous attend avec le ravitaillement 😉 c’est sympa! Un petit point course, le trio composé de Lorène, Guillaume et David montent à B4. Pas de temps a perdre, direction B4, le suc de rond. C’est long, plat, chaud mais surtout beau ! A notre arrivée à la balise on est rejoint par Stéphane. Le trio est déjà passé semble t il. On s’essaaye à un petit soaring, râté d’ailleurs. Bénéfice proche de 0, avec une attaque de canassons en prime. On remballe tout et c’est reparti pour trouver un déco plus haut vers le rocher de l’aygue, qui nous permettra de passer un col et de rejoindre les alentours du lac des cascades. Notre trio se pose au niveau d’un champ proche du lac mais pas assez pour se baigner! S’en suit une longue montée vers B5 au suc de Fontrouge. Plus d’eau et une chaleur bie pesante. Pause chez l’habitant ( et son robinet ) avant d’attaquer la montée. Pendant ce temps on apprendra que Roel le local de l’étape (qui est encore vers B2!) s’apprête a attaquer un vol de l’espace qui lui permettra de claquer 4 balises! dément. Pour nous on se dirige tranquillou par le plateau en direction de B6 au Puy de Sécheuse. Entre les deux on décide de s’offrir avec Gaël la balise bonus du déco d’Embec. Christophe qui esten train de voler par la bas m’annonce que nos biplaceurs décollent de cette dernière ! Au déco le vent est très léger, et ne nous permet de prendre de la hauteur. On vise donc un champ au pied de la montée de Seycheuse. Gaël trouve un bon thermique qui lui permet de poser à contre pente 200 mètres plus haut. Je rate le thermique salvateur…dommage. Christophe m’apporte son réconfort à coup de saucisson, fromage et d’eau…ça fait du bien au ventre et au moral ! 

550 mètres plus haut j’arrive à B6. Gaël a décollé depuis 30 minutes au moins. Je rate au moins 4 décos dans les genêts avant de pouvoir m’envoler. 10 minutes plus tard j’ai gagné 200 mètres. J’apperçois Stéphane  qui en termneavec B6. A ce moment là j’ai deux solutions: Soit passer par les faces est toutes à l’ombre en direction du col de Cabre où de me laisser glisser sur les faces ouest du Peyre Arse encore allumé. Je choisi la deuxième. Mauvais choix. J’apprendrai un peu plus tard que les 2 premiers ont bouclé les 2 dernières balises en passant par le col de Cabre et au moment où je pose sous le col de Cabre, ils sont au goal, Bravo à eux !

Stéphane me rejoint, et se pose un peu plus haut dans la vallée sous le Puy Mary. Il est 18h, je décide de poursuivre vers le puy Mary par la route. Je retrouve Gaël sous le pas de Peyrol. On décide de stopper là pour aujourd’hui sachant qu’il nous reste 30 minutes pour rallier le sommet. Christophe vient me récupérer après une grosse journée de marche…

Stéphane décide de monter au sommet du Puy Mary, et on aperçoit Roel à la brèche de Rolland !!! Il l’a fait ! 4 balises en l’air !

 

J3: Ou la journée où rien ne va !

Comme prévu la veille on se retrouve avec Gaël sous le pas de Peyrol. 30 minutes plus tard on en fini avec les marches qui mènent au sommet du Puy Mary. On retrouve Roel fin motivé et surtout en pleine forme après son vol de la veille !

laurent nous rejoint 1 h après. Sur les conseils de notre local on attend au sommet. Stéphane quant à lui est reparti à pied. On l’aperçoit décoller du col de Rombière loin pour un dernier vol vers Le Lioran. Roel s’installe en nord sous le sommet. Avec Gaël on a peur pour lui, car la piste d’envol est courte, très courte même 😉 Après quelques essais, ça ne fera pas et tant mieux pour notre coeur !

Il est 10h45, et en bon impatient que je suis, je craque. Je part à pied avec l’impression que ça ira plus vite. Erreur! Un plouf après la brèche de rolland, je me retrouve 200m sous le col de Rombière, avec Gaël un peu plus haut d’ailleurs. Je remballe la voile et je vois au dessus de ma tête 3 voiles catapultées 300 mètres plus haut et qui enroulent (Roel, laurent…) fallait attendre, là c’est sûr. Dans la précipitation j’en oublie le gps. 1h45 a chercher le « rebelle » dans le champ de gentianes 🙁 . Je reprend mon bonhomme de chemin et marche (encore) pour trouver un déco en direction du Puy Griou (balise bonus) claquée in extremis dans le pierrier sud. Et comme c’est la mauvaise journée pour moi, je n’arrive pas a me refaire et me pose dans 1.5 m de genêts sous le village de vacances, sous l’oeil ébahi de 3 randonneurs. Une heure plus tard j’arrive au goal, à pieds. Mais que c’est bon !

Il est 13h20, et je suis heureux d’avoir bouclé ce premier cantal airtour pour moi ! Le temps de se jeter sur une bonne entrecôte de Salers 🙂

Un grand merci à Nico Treins et à toute sa petite équipe, pour une organisation au top, mais surtout pour la dimension « humaine » et « familiale » donnée à cette épreuve.

Merci à Gaël mon compagnon de course, Christophe mon suiveur, Roel, Alain (parapente Puy mary) pour son accueil et enfin un grand bravo à touts les participants 😉

http://www.cantalairlibre.com/Accueil/Accueil.html#onglet3-tab

groupe depart Cantal air tour

Photo de famille de cette édition 2013

 

 

 

 

 

 

 

Le parcours

Le parcours

 

 

 

 

 

 

 

 


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